L’AGC participe à l’évènement annuel du Programme Med

A l’occasion de l’évènement annuel du Programme Med de Coopération Territoriale (Thessalonique, 23 septembre), l’Autorité de Gestion Commune (AGC) a pris part à la table ronde portant sur les « Perspectives futures de la coopération en Méditerranée ». Des représentants de la Commission européenne, autorités locales (région Provence-Alpes-Côte d’Azur), instituts de recherche (Institut de la Méditerranée et Institut Européen de la Méditerranée) et du Programme Med ont également participé aux débats.

L’AGC a abordé 3 points clés qui pourraient être pris en compte dans le cadre de la révision à mi-parcours des programmes IEVP CT :
1. La participation équilibrée entre les Etats membres de l’UE et les Pays Partenaires.
2. La question des règles et procédures assurant une bonne gouvernance des programmes.
3. L’augmentation des ressources financières.

Assurer la participation équilibrée des Pays Partenaires est un des défis majeurs de la coopération transfrontalière. Sur la base d’une analyse préliminaire du premier appel à projets standards, les Demandeurs des pays UE semblent plus actifs au regard du nombre de propositions soumises.

Trois observations peuvent être formulées à ce sujet:
- cette tendance est moins marquée au niveau de la composition des partenariats. La règle portant sur l’obligation de dédier au moins 50% du budget d’un projet à des activités mises en œuvre dans les Pays Partenaires Méditerranéens a favorisé l’implication des ces derniers, garantissant ainsi des bénéfices communs au profit des deux rives de la Méditerranée;
- une attention particulière aux activités d’assistance technique pourrait sensibiliser davantage les Pays Partenaires aux instruments financiers existants ;
- les projets stratégiques, basés sur l’approche top-down, semblent jouer en faveur d’une participation plus équilibrée compte tenu de l’implication constante des pays participants tout au long du processus, en partant du choix des thématiques de l’appel.

La gouvernance pourrait également être abordée lors de l’évaluation à mi-parcours. La pleine reconnaissance du rôle clé des organes directeurs – Comité de Suivi et Autorité de Gestion – dans l’ensemble des règles et procédures encadrant l’IEVP CT pourrait certainement favoriser une plus grande efficacité de la gestion décentralisée du Programme.

Les résultats encourageants du premier appel – 598 propositions déposées – et la qualité des projets militent en faveur d’un accroissement des ressources financières disponibles dans le cadre de la coopération transfrontalière. Par exemple, vu que les programmes impliquant le Maroc et l’Espagne n’ont pas démarré, les fonds inutilisés pourraient être réinjectés dans la zone méditerranéenne.

En conclusion, en partant de la capitalisation de l’expérience des acteurs clés de l’IEVP CT et de la coordination avec d’autres initiatives en cours, notamment le Programme Med, les processus transfrontaliers peuvent contribuer à la valorisation de la dimension territoriale de la coopération ainsi qu’à la définition d’une stratégie intégrée multi-niveaux en Méditerranée.

04.10.2010