Les zones côtières de la Méditerranée en quête d’équilibre entre impératifs de développement et de protection

Un nouveau rapport du projet MARE NOSTRUM identifie les bonnes pratiques pour la gestion durable des zones côtières et contient une série de recommandations pour assurer une coexistence pacifique entre les intérêts économiques et environnementaux qui se disputent les côtes de la Méditerranée.

Les zones côtières des pays qui bordent la Mer Méditerranée partagent des défis communs : de fortes pressions liées au développement des infrastructures, du tourisme et foncier, et la vulnérabilité aux risques relatifs au changements climatique, notamment l'élévation du niveau de la mer et la dégradation environnementale.

Alors qu'un cadre juridique commun existe pour faire face aux menaces croissantes à la bonne santé de la Méditerranée (le protocole relatif à la Gestion Intégrée des Zones Côtières - GIZC - de la Convention de Barcelone pour la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée) et a été adopté par la plupart des pays méditerranéens, ses objectifs et principes ne sont pas pleinement pris en compte dans les législations nationales et locales.

C’est donc un patchwork complexe de régimes juridiques et réglementaires , droits fonciers, structures institutionnelles et cultures administratives qui caractérise aujourd’hui la gestion des zones côtières en Méditerranée. Aussi, l'objectif global du projet MARE NOSTRUM est d'encourager la mise en œuvre des aspects juridiques du protocole relatif à la Gestion Intégrée des Zones Côtières.

Dans le rapport final, les partenaires d'Israël, de Grèce, de Malte et d'Espagne ont procédé à une analyse comparative des cadres juridiques pour la gestion des zones côtières en Méditerranée, en identifiant des outils réglementaires couronnés de succès. Le rapport contient également une boîte à outils d’instruments alternatifs pour améliorer la gestion durable du littoral méditerranéen et parvenir à un équilibre entre les impératifs de développement et de protection.

Parmi les principales recommandations du projet MARE NOSTRUM, on peut citer la définition d’une méthode commune pour délimiter le littoral, l’analyse régulière du changement du niveau de la mer, l’incorporation des principes de la GIZC dans les constitutions ou l’extension de la zone de retrait (zone côtière où la construction n’est pas autorisée) au-delà de 100 mètres.

L’objectif final du projet est de fournir aux décideurs politiques un ensemble d’outils pour parvenir à un équilibre entre les impératifs de développement et de protection. 

Pour lire le rapport, veuillez consulter le site web du projet MARE NOSTRUM.

Contacts
Prof. Rachelle Alterman
Coordinatrice de projet
Technion - Israel Institute of Technology
alterman@technion.ac.il+972 482.940.37

29.08.2016